” Yep... où donc est allé se fourrer Hugo Berrouet ? 
Ce drummer ès suavités sans frontière. 
Il groove-là avec Milos, connu solo folk céleste, groupé pop cuivré, experimentalist & so on.
Et d'abord à El Inca, à la programmation über prolifique.
Puis au recording amical pour un trio perso, avec Eric D.o.l.l.a.r.s. 
Et l'on en passe, over the kitchen.

Reggae direction... j'connais point trop. 
Mais « Jungle » est une fine ballade, derrière le skank.
« Moving out » une délicatesse hypra-cool, y en a d'autres.
La voix d'ailleurs survole facile tout l'album, comme il sait faire.
Avec inflexions = émotions.
Il est ici question d'échafaudages mystiques, de feelings... et aussi de destruction.
C'est souvent serti de jolis arrangements inattendus.
Et ca pulpe gentiment.
Avec la lap-steel d'Henri killer Caraguel, plus clavier, choeurs, cuivres et violoncelle... quelle réu... quels trésors.

Au final, j'entends surtout sa passion, déclinée en nouvelle combi chaleureuse.
Ni trop hétérodoxa rasta, ni trop barrée malgré le goût des décrochages, du saute-barrières.
Soit Milos en onze touches révélées de sensibilité, du genre impossibles à calibrer.
Et l'on a toujours un faible pour les impossibles. ”

Patrick Scarzello - Chroniqueur