De puta madre !

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Lors me ma tournée au nord de l'Espagne j'ai pu vivre des moments les plus inattendus. J'avais lancé une campagne de recrutement afin d'avoir à mes côtés un compagnon de route, toutes les personnes étaient indisposées, je partis donc seul.
Alors pour commencer j'avais oublié mon chargeur sur qui je comptait pour faire marcher le GPS du portable et photos ! Grrrr... ça commençait plus tops mal, je m'est suis dessiné des croquis et indications de toutes mes destinations. Jusqu'a ce que j'arrive à la Ville de GIJON pour acheter un chargeur qui était défectueux... Ben ça alors... Enfin pas grave, on est pas là pour se plaindre et pleurer mais se rappeler des bons moments n'est ce pas ?

JOUR 1 - BAIONA

Premier stop à BAYONNE au MANGE DISQUE un café disquaire situé au pied de l'église, super emplacement endroit calme et très bonne collection de vinyles. On y trouve pleins de mange disques accrochés sur les mûrs et le disque AWAKENING en écoute libre.
La grande classe, merci ! 

A peine je suis arrivé à Bayonne que c'était blindé ou occupé par des camions de crs et agents de sécurité. On ne pouvait rentrer dans le centre ville, ils avaient peur d'attentats possibles. On trouvait même des prospectus qui nous disaient comment bien se comporter pour que la fête se passe au mieux... Donc à pattes je me dirige à mon point de rencontre. 

Jusque là tout baigne, je fait mes balances mais il nous manque un pied de micro Ha Ha !
C'est la meilleure.... Un grand merci à Romain des VERY SMALL ORCHESTRA pour nous avoir dépanner le pied de micro ! Mon sauveur...

Le concert à bien lieu, pas trops de monde, des mecs déchirés en tenue de fête s'arrêtent, font des choeurs, clappent des mains, thumbs up ! Je me dit que je n'avais jamais encore vu les fêtes de Bayonne alors je me dirige dans les petites rues pour me perdre entre les pissotières, foule, cris de chants et odeurs viriles.... bref je fait demi-tour.
Comme dit mon pote Hugo Berrouet on n'a pas tous la même définition du bonheur.

JOUR 2 - CABEZON DE LA SAL

La prochaine destination se trouvait non loin de la ville de SANTANDER, on peu y trouver une structure près du stade ressemblant à la cité du vin de Bordeaux, là je me dit pourquoi les Pays dépensent l'argent du peuple dans des monuments obsolètes. Faut dire qu'il était beau cet édifice de métal et il m'aida à trouver ma route chez l'habitant. La maisonnette toute blanche se trouvait à quelques Kilomètres du centre de Santander, dans un paysage me rappelant l'Irlande.

Maria me reçoit à bras ouvert, à peine arrivé elle me fait visiter sa maison, j'avais rarement vu une maison aussi propre et bien tenue. Comme si un grand coups de balais dans sa vie avait remis de l'ordre on pouvait ressentir la volonté de changement et d'épanouissement. 
Cerise sur le gâteau ma chambre donne sur la mer !

Maria tenait absolument à ce que je me sente à mon aise et rassasié. Je n'avais pas mangé depuis le matin matin mais ce n'était pas grave, je ne voulais pas abuser de son hospitalité.
Maria faisait des travaux, elle avait reçu des palettes de matériaux de construction. Elle enfila une combinaison bleu, ma couleur préférée et se mit à déplacer le tout d'un point A à un  point B. 
Elle insistait à ce que je m'allonge sur le transat sous le figuier du jardin. Je la voyais bien en chier avec son petit corps de la cinquantaine et j'entendais sa respiration de plus en plus forte plus la chaleur... je me mis à l'aider, je ne pouvait pas juste la regarder faire. 
Et je me retrouva en commis de chantier, au début elle était gênée mais petit à petit la confiance et le naturel s'instaura et en moins d'un quart d'heure tout était bien rangé à sa place.

Maria appela ses copines et me proposa de m'emmener à la mer avant de me rendre à CABEZON DE LA SAL la ville où je devait aller jouer (à 20km de SANTANDER).
Moi qui me rêvait déjà d'écrire un nouveau morceau dans mes quartiers loin de tout... mais faut dire que c'était tentant et il fallait bien se laisser porter par le courant. Un amie nous rejoint chez Maria puis on passe chercher une autre, toutes de sacrés femmes qui aimaient passer leur temps à rigoler, raconter des histoires, et chanter sur les hits du moment ! J'y était quoi.

Surprise, on atterrît devant une des plus belles plages que j'avais jamais vu, comme un petit secret de paradis : Somocuevas.
On descend les marches le long de la falaise, et re-surprise je ne m'en rend compte qu'au bout de quelques minutes j'étais sur une plage mixte naturiste !
Ha ha la bonne blague ! Ca non plus je ne connaissait pas :) faut dire qu'ils étaient assez poilus tous ces humains, d'un naturel nudiste et non nudistes se regardaient, calmes, reposés, respectueux, non vicieux.
Ce fut un moment très agréable.

Il était temps de me rendre au concert au EL REINO ECO BAR, superbe petit bar à Cabezon de la sal. Du super son, de bons cocktails, un bon acceuil, le sourire, un bon sound system, et la déco basée sur le recyclage...
Mon hébergeur Maria me fait la surprise et se ramène avec cinq de ses potes, ils ont mis le feu, tous achetés un album. Quoi dire... 

Après le concert ils me trainent au centre de Santander faire le tour des bars concerts et me présenter à leur potes patrons afin d'établir un contact pour la prochaine tournée. Jamais on ne s'était aussi bien occupé de moi :) 

JOUR 3 - GIJON

Une ville aussi calme peuplé d'anciens et de de jeunes. tout est lent et beau. La ville de GIJON est situé dans les ASTURIAS, une plage magnifique d'une propreté sans egal. A peine arrivé chez mon hébergeur LAIA que je doit repartir pour EL TOMA 3. Une bibliothèque bar à 300 mètres du bord de mer. Derrière la scène je lis des inscriptions en carton qu'ils avaient disposés sur une étagère, c'est marqué MILOS ! Enfin là j'avais pus recharger mon phone et prendre des photos :)

Je pris le temps de visiter la ville avant le concert prévu à 23 heures, depuis mon départ de Bayonne au petit matin je n'avais toujours rien avalé et pas beaucoup dormis. J'avais FAIM ! J'aperçu alors un restaurant de fruits de mer, huitres, crevettes, st jacques, anémones... le chef détenait prisonnier les bébêtes dans des viviers et les choisissait chaque mollusque avec précaution un par un. d'une fraicheur, c'était délicieux.

J'aimais déjà cette ville mais là le plein de iode m'a fait devenir encore plus fan, sacré coups de fouet !

Le concert se passa comme prévus vers les 23 heures, plus grand monde était là car ils avaient déjà fini de manger sans compter de la chaleur à l'intérieur du local... mais de nouvelles personnes rentrèrent et tout le monde était bien à l'écoute. Une fois le concert fini j'aperçu Laia mon hébergeur accompagné d'une amie à elle, elles étaient venues au concert bien cachées au fond du bar. 

Elles me firent visiter GIJON by night, on a du faire au moins 5 ou 6 bars avant d'abandonner et retourner au dodo. Vous imaginez un bar en sous sol d'un burger king avec du gros son Hip hop ? C'était génial. Merci Laia ! 

Le lendemain matin je me réveilla en retard car il y a avait plus de 3 heures de route pour rejoindre la nouvelle destination BILBAO. Je dit vite au revoir et remercie Laia pour tout, fila au TOMA 3 récupérer mes affaires et me promena dans les rues question de faire ne courte pause. Je tomba sur une vitrine avec des empanadas d'un autre monde, une dame d'Argentine les préparait.
Un vrai délice ! En discutant avec la dame, je lui dit dommage qu'il n'y pas de restaurant péruvien dans le coin avec tous ce poisson frais qu'ils ont la chance d'avoir. 

Je ne vous ai pas dit mais jusqu'a maintenant à chaque voyage j'ai la chance de trouver une restaurant afin de manger un Ceviche, mon plat préféré. 

Et là BINGO !!

Elle me dit qu'il y a un chef Colombien, un certain César Becerra qui a ouvert une restaurant de Fusion Péruvienne et Japonaise le : KAUSA ! César à travaillé chez Astrid & Gaston qui n'est rien que le premier restaurant de Gastón Acurio.

"Gastón Acurio est un chef cuisinier, écrivain et entrepreneur péruvien qui a donné une forte impulsion à la diffusion de la gastronomie péruvienne. " Wikipédia

Je sais que j'étais déjà en retard mais là j'allais me retrouver devant un des dieux du ceviche.
Jamais je n'avais mangé un ceviche d'une telle fraicheur et finesse, pourtant on en mange des bons au Pérou.  Merci CESAR !  A cause de toi je vais être obligé de revenir à Gijon. 
On se mit à discuter un peu, échanger nos pensées, et il m'acheta quelques albums Awakening en vue de faire passer à ses connaissances. J'étais comment dire aux anges !!

 

JOUR 4 - BILBAO

C'est avec un pincement au coeur que je quitte Gijon, ce n'était pas juste l'acceuil de Laia et son amis, le ceviche, César, ou l'air marin... mais il y avait quelque chose qui me disait que je voulait y rester. Ce me fût bizarre de ressentir cela, de la tristesse en quittant la ville sans savoir pourquoi... 
Peu être de savoir d'être sur le chemin du retour comme si c'était déjà la fin de cette petite tournée...

J'arrive à Bilbao, pas le temps de passer au refuge alors direction EL SAREAN, ils commençaient à s'inquiéter ne me voyant pas venir... malheureusement il n'y eu pas beau coups de monde au concert, mais le peu de monde qui arriva pour les deux dernières chansons m'achetèrent tous un album. Je n'allait pas les laisser comme ça et le patron qui me fit signe d'arrêter car le lieu aller se transformer de salle de concert à salle à manger. Alors je m'est suis mis à leur chanter en acoustique quelques autres titres. De bonnes vielles chansons comme Qatar ou  Lonelyness et Children.

Une fois le concert fini il fallait que je file récupérer les clefs de chez mon habitante Ana, chose que j'ai faite et vite retourné au SAREAN pour manger avec le boss et amis. Je m'était garé sur une allée où pleins d'autres caisses étaient garées... et bien devinez quoi ? 
Après manger je me dirige vers ma voiture mais plus là.... en gros la poisse...
J'étais dans un quartier de dingue, tous le monde cohabitait, des gitans, africains, arabes, espagnols, sud américains, prostituées, enfants chapardeurs, sniffeurs de colle, bar clubs... 
Rock'n'roll Bilbao. Le même soir j'appelle un taxi et part récupérer ma voiture à la fourrière, ensuite direction maison épuisé...

JOUR 5 - BORDEAUX

Ca fait du bien de retrouver son chez soi. J'avais organisé un concert chez l'habitant vers Stalingrad pour fêter le retour de tournée. Un superbe endroit, dans le jardin avec des amis... Je devait jouer avec ANGELA INGLIS chose que j'ai faite. C'était un beau concert pour elle comme pour moi. On a bien accrochés ensembles, échangés nos albums et avons hâte de se revoir lorsqu'elle revient ! Maintenant je vais me coucher.... merci à ALBERT pour la petite virée espagnole.

 

Milos Ares Asian Teran